| Le point sur la filière incendie en France |
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Alors que les Sdis sont pour moitié dubitatifs et pour
moitié convaincus de l’intérêt d’une formation dédiée aux feux en volume
semi-clos, avec la nécessité d’un enseignement à part entière, certains
sapeurs-pompiers y restent formellement opposés.
L’acquisition en 1999 par le Sdis
des Yvelines d’un simulateur d’embrasement généralisé éclair a marqué la
genèse, en France, de la formation pratique systématisée à la lutte contre les
incendies en volume semi-clos. Cette démarche, initiée avec presque vingt ans
de retard par rapport à nos collègues anglo-saxons ou scandinaves, traduisait à
l’époque la volonté indéfectible de quelques sapeurs-pompiers de replacer
l’essence même de notre profession, le feu, au centre des actions de formation.
Car, paradoxalement, cette mission régalienne des services d’incendie et de
secours ne disposait jusqu’à présent d’aucun outil pédagogique adapté et
sécurisé pour expliciter la dynamique d’un incendie aux agents en charge de les
combattre. Cela est d’autant plus surprenant si l’on tient compte du haut degré
de technicité exigé par cette discipline et de la probabilité d’occurrence
inférieure aux missions de secours à personnes. Loin d’amoindrir les contenus
et les volumes horaires dédiés à ces enseignements, cela devrait, en effet,
nous inciter à mieux nous préparer à un événement peu fréquent. Sauf si l’on
considère la fameuse statistique, avérée, qu’un incendie domestique se déclare
toutes les deux minutes en France. Dans ce cas, cette affirmation est à
relativiser… Quoi qu’il en soit, la gravité d’une telle situation exige un
niveau de compétence élevé, à l’instar de la formation de pilotes de ligne qui
axent l’essentiel de leur recyclage sur les situations dégradées en vol plutôt
que les situations nominales. |


Le 21 janvier 2006, un pompier perd la vie dans un flash fire, induisant un flash-over, survenu dans un appartement à Montréal. Une enquête interne tentera d’expliquer le drame pour améliorer la sécurité des pompiers canadiens.
Outils de forcement : gagner en efficacité
Les plans d’urbanisme, et de façon générale, la surpopulation des grandes métropoles de ce monde, poussent les architectes à construire des tours toujours plus hautes. Le risque de feu d’IGH et de ITGH est plus que jamais d’actualité.
Les inflammations et explosions de gaz d’incendie, plus connues sous le terme fire gas ignitions (FGI), sont la troisième famille de phénomènes thermiques, après l’explosion de fumées et l’embrasement généralisé éclair. Quid de leurs risques, de leurs signes d’alarme et des techniques pour les combattre ?
L’évènement référentiel de lutte contre le feu, de prévention
des catastrophes naturelles et du risque industriel vous attend à Leipzig du 7 au 12 juin. Lieu d’échange des acteurs internationaux de la filière, il rassemble les Sdis, la Protection civile, les
fournisseurs, les décideurs et les experts de la prévention du risque.
Le 7 mars, en début d'après-midi, un épisode neigeux a frappé le nord des Bouches-du-Rhône.
Le 5 mars, quelque 250 sapeurs-pompiers ont manifesté, à Mâcon (Saône-et-Loire) pour protester contre une menace de suppression de postes.
Le 1er mars, la Sécurité civile a annoncé que 51 personnes avaient été tuées en France, selon un bilan provisoire, après le passage de la tempête Xynthia.
Le 28 février, vers 7h20, un incendie mortel s'est produit dans le centre-ville de Narbonne (Aude).
Alors que les Sdis sont pour moitié dubitatifs et pour
moitié convaincus de l’intérêt d’une formation dédiée aux feux en volume
semi-clos, avec la nécessité d’un enseignement à part entière, certains
sapeurs-pompiers y restent formellement opposés.
L’acquisition en 1999 par le Sdis
des Yvelines d’un simulateur d’embrasement généralisé éclair a marqué la
genèse, en France, de la formation pratique systématisée à la lutte contre les
incendies en volume semi-clos. Cette démarche, initiée avec presque vingt ans
de retard par rapport à nos collègues anglo-saxons ou scandinaves, traduisait à
l’époque la volonté indéfectible de quelques sapeurs-pompiers de replacer
l’essence même de notre profession, le feu, au centre des actions de formation.
Car, paradoxalement, cette mission régalienne des services d’incendie et de
secours ne disposait jusqu’à présent d’aucun outil pédagogique adapté et
sécurisé pour expliciter la dynamique d’un incendie aux agents en charge de les
combattre. Cela est d’autant plus surprenant si l’on tient compte du haut degré
de technicité exigé par cette discipline et de la probabilité d’occurrence
inférieure aux missions de secours à personnes. Loin d’amoindrir les contenus
et les volumes horaires dédiés à ces enseignements, cela devrait, en effet,
nous inciter à mieux nous préparer à un événement peu fréquent. Sauf si l’on
considère la fameuse statistique, avérée, qu’un incendie domestique se déclare
toutes les deux minutes en France. Dans ce cas, cette affirmation est à
relativiser… Quoi qu’il en soit, la gravité d’une telle situation exige un
niveau de compétence élevé, à l’instar de la formation de pilotes de ligne qui
axent l’essentiel de leur recyclage sur les situations dégradées en vol plutôt
que les situations nominales.
